OneBox Cinema

Internet, Vidéos internet 28 novembre, 2008

Google a lancé un nouveau service gratuit permettant de rechercher les salles et les horaires de cinéma directement depuis son navigateur. Il n’a pas de publicité et il n’est pas prévu d’en ajouter. Ce nouveau service apparaissant, lors des requêtes « ciné » « cinéma » « horaires de cinéma », avant le site d’allocine peut en devenir un sérieux concurrent.

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VOD : un développement entravé par la pauvreté des catalogues

Internet, Vidéos internet 27 mai, 2008

Business - Grâce aux offres triple play des opérateurs, les revenus de la vidéo à la demande en France ont connu une croissance de 100 % en 2007. Mais ce chiffre masque une offre de contenus restreinte, basée sur des catalogues insuffisamment renouvelés.

Le Centre national de la cinématographie (CNC) a profité du festival de Cannes pour faire le point sur le développement de la vidéo à la demande en France. Son observatoire dédié à ce marché a recensé en février 2008, quarante-cinq plates-formes de VOD, accessibles depuis internet ou les services triple play de télévision par ADSL, mais aussi, c’est une nouveauté, depuis des baladeurs vidéo (Archos Content Portal) ou la console de jeux vidéo XBox.

Selon le baromètre GfK-NPA (dont le CNC reprend les données), ces plates-formes ont généré un chiffre d’affaires global de 29,2 millions d’euros, soit une augmentation de 100 % par rapport à 2006.

L’offre est très hétérogène avec des sites spécialisés dans certains contenus, comme Vodéo (documentaire) ou Gong (film d’animation), et d’autres plus complets combinant, films, séries, programmes jeunesse ou programmes pour adultes, comme CanalPlay ou Glowria.

La location de films génère 97,6 % des recettes de la VOD

La quasi-totalité (97,6 %) des recettes proviennent de contenus en location - en streaming ou en téléchargement temporaire. Et 85,2 % du volume des transactions payantes s’effectuent via la télévision sur IP, grâce aux offres triple play des fournisseurs d’accès sur internet ; ils génèrent un chiffre d’affaires de 23,8 millions d’euros.

Selon les données recueillies par l’observatoire (*) du CNC, 2 466 films étaient disponibles à la fin de décembre 2007. Une offre qui s’est étoffée à hauteur de 88 % en un an, avec plus de 1 150 nouveaux titres. Un peu moins de la moitié du catalogue proposé (44,5 %) est composé de films français ; suivent les films américains (37 %) et le cinéma européen (11,8 %).

Malgré cette apparente explosion, l’offre est très réduite : en décembre 2007, 55,6 % des titres (soit 1 372 films) n’étaient disponibles que sur une seule plate-forme. Ce qui signifie qu’un utilisateur, généralement client d’une seule plate-forme, voire de deux, se voit proposer un choix effectif restreint. Seuls 530 films sont disponibles sur deux services de VOD à la fois, 301 sur trois.

Des fonds de catalogues

Par ailleurs, le catalogue proposé n’est pas toujours de la première fraîcheur : seulement 15 % des films sont sortis en salle depuis moins de trois ans, et 5,2 % depuis moins de douze mois. Mais la tendance est à l’amélioration : en 2007, 40,7 % des films sortis en salles ont fait l’objet d’une offre en VOD, contre 31,7 % en 2006.

Dans ce contexte, il est donc évident que le secteur aurait tout à gagner d’une offre plus diversifiée et plus réactive, en adéquation avec les attentes des internautes. Mais les producteurs et la filière cinématographique restent arc-boutés sur leur position : ils veulent que la riposte graduée, pour lutter contre le piratage, soit instaurée avant qu’ils ne consentent à ouvrir complètement leurs catalogues. Et surtout à raccourcir le délai d’arrivée des films en VOD après leur sortie en salles.

(*) L’observatoire du CNC se concentre, pour ces statistiques, sur sept principales plates-formes : CanalPlay, TF1 Vision, VirginMega, France Télévisions, Arte VOD et Club-Internet.

Par Estelle Dumout, ZDNet France

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Arte et Canal + lancent leurs catch-up TV

Internet, Vidéos internet 15 octobre, 2007

Arte+7, le nouveau site permet de revoir gratuitement les émissions de la chaîne franco-allemande pendant 7 jours après leur diffusion. Canal+ négocie encore avec les industries du cinéma.

Arte a lancé son service de catch-up TV, ou « séance de rattrapage » : pendant sept jours après sa diffusion, une émission de la chaîne franco-allemande est disponible en streaming sur le site plus7.arte.tv. Le service est gratuit et les vidéos sont proposées au format Flash ou Windows Media. Il est possible de créer simplement une liste de ses programmes préférés. La navigation s’effectue par liste alphabétique, date et genre (court métrage, documentaires, magazine…).

De son côté, Canal+ a entamé des négociations avec les représentants de l’industrie cinématographique pour mettre en place son propre service, à destination de ses abonnés. La chaîne souhaite intégrer à ce service, les films qu’elle diffuse. Elle estime qu’il ne s’agit pas de vidéo à la demande sous sa forme classique, mais plutôt d’une extension des droits audiovisuels qu’elle détient déjà sur la télévision à la carte.
Une conception que réfute complètement l’industrie du cinéma ; ses représentants souhaitent intégrer le sujet de la catch-up TV dans les négociations concernant la VOD. « Ce n’est pas de la télévision, bien qu’elle se situe dans le prolongement de la diffusion à l’antenne, mais de la VOD de rattrapage », explique aux Echos Frédéric Goldsmith, délégué général de l’Association des producteurs de cinéma.

Pas de films sur Arte+7

Arte a écarté le problème : sur la page « questions fréquentes » de son service Arte+7, la chaîne prévient que les films ne seront pas diffusés sur le mode catch-up TV pour des raisons de droits de diffusion. Pour les regarder sur son ordinateur, il faut passer par le site de vidéo à la demande d’Arte, payant lui.

Pour l’instant, Arte+7 propose un nombre restreint de documentaires, mais les programmes emblématiques de la chaîne sont présents : Arte reportage, Metropolis, Tracks… De plus, des négociations ont eu lieu cet été et les programmes mis en chantier depuis cette époque tiennent compte des droits de retransmission sur le Web.

Arte et Canal+ ne sont pas les seules à s’intéresser à la catch-up TV. M6 (avec Club-Internet) et France Télévisions (avec Orange) font figure de pionniers dans ce domaine. Et contrairement à Arte+7, les abonnés ADSL de ces FAI peuvent voir les programmes sur le grand écran de leur téléviseur, et pas seulement sur celui de leur ordinateur.

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