Comment définir le travail collaboratif :
C’est un travail réalisé en commun par plusieurs personnes aboutissant à une œuvre commune (travail en groupe ou en équipe). Afin que l’esprit collaboratif soit appliqué, les personnes doivent être en interaction afin d’accomplir les objectifs fixés. Chacun agit en fonction de son domaine de compétences et du rôle qu’il doit jouer dans le groupe.
Le cas de la France :
Notre pays est en retard en ce qui concerne le travail collaboratif. Les entreprises sont ancrées dans une capitalisation des connaissances et donc n’ont pas pour objectif de partager leur savoir. Sur ce point la France à un désavantage qui n’est cependant pas insurmontable.
Toutefois, l’enjeu est important car il s’agit d’être compétitif et de pouvoir créer de la nouvelle valeur afin d’obtenir des résultats optimums. Serge Levan, Président et fondateur de Main Consultants, spécialiste du “Business Modeling” et des outils de travail collaboratif, indique de son côté que le travail collaboratif devrait être le problème numéro 1 du management opérationnel dans les dix prochaines années. “Ces changements ne sont pas rapides et la France reste un pays assez difficile à réformer.” explique-t-il. “La problématique de fond reste la transformation des entreprises. En France, quand on parle de travail collaboratif, on pense d’abord outils sans avoir le réflexe processus métier, or la justification principale du travail collaboratif est bien la performance opérationnelle des processus, que ce soit au niveau des coûts ou de la vitesse de réalisation.” La pratique collaborative doit donc résoudre une situation de travail. Elle s’appuie sur le mécanisme des 3C : La communication (les interactions directes ou indirectes), la coopération et la coordination.
Gilles Balmisse, Directeur associé de Knowledge Consult dresse les deux tendances en ce qui concerne le niveau des outils dans ce domaine. “Nous assistons à une évolution vers deux mouvements inverses. D’un côté, nous allons vers une approche progicialisée, les éditeurs proposant sur un même outil de plus en plus de fonctionnalités. De l’autre, une philosophie contraire se développe, celle des outils de travail collaboratif ‘en contexte’. On va ainsi intégrer des composants collaboratifs dans des applications standards, les utilisateurs n’ayant pas à quitter ces applications pour échanger et partager avec d’autres. Des acteurs comme Microsoft ou IBM ont ainsi démantelé leurs progiciels pour construire une suite de composants. Par exemple, Microsoft a inclus des fonctionnalités d’instant messaging et d’espaces projets à Windows.Net Server 2003.”
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