Frédéric Mitterand lance la mission sur la numérisation des bibliothèques

E-administration 31 octobre, 2009

Depuis le 18 août dernier, date à laquelle le directeur de la BNF déclarait réfléchir à confier la numérisation des livres à Google, la polémique fait débat. D’un côté, Bruno Racine, directeur de la Bibliothèque Nationale de France, juge qu’« il est tout à fait normal que la Bibliothèque ait des échanges avec des entreprises engagées dans la numérisation, tel que Google ». De l’autre, son prédécesseur, Jean-Noël Jeanneney, avait exhorté la communauté européenne à s’engager afin de protéger son patrimoine.

L’explication de texte du ministre de la Culture était donc attendue afin de définir la politique culturelle du gouvernement. Frédéric Mitterand a convoqué la presse, ce lundi 26 octobre, afin de lancer la mission sur la numérisation des bibliothèques. Présidée par Marc Teissier, ancien président de France Télévisions, et déjà auteur du rapport sur la Presse face au défi du numérique en février 2007, il aura pour mission de choisir ou non Google pour numériser le patrimoine bibliographique français.

A l’image d’un professeur donnant un cours en citant Nietzsche, Frédéric Mitterand légitime la commission : « La question centrale de la numérisation arrive à une période charnière. Le débat s’est emballé autour de Google, il y a eu trop d’idées reçues, de mauvais réflexes... » Dès lors, le ministre a soufflé le chaud et le froid : « Il existe un risque de passer un partenariat avec une société telle que celle-là (Google, ndr), le monopole ne fait pas la liberté mais il faut se garder de toute position idéologique. » Des positions prudentes afin de ne rien dire encore d’un éventuel accord avec la firme Google.

De son côté, Nathalie Koscziusko-Morizet, secrétaire d’Etat à l’Economie numérique note la hausse du téléchargement illégal de livres numériques alors que les offres de lecteurs comme le Kindle d’Amazon se font de plus en plus importantes. Après avoir lancé son produit en France le 19 octobre, Amazon a annoncé discuter avec les éditeur pour proposer, à terme, des livres en français. Pour l’heure, les contenus sont proposés en anglais.

A son tour Marc Teissier prend la parole pour évoquer le financement de cette mission ainsi que le coût de la numérisation. A ce titre, rien encore de bien défini puisque si la demande a bien été formulée auprès de la commission pour le grand emprunt présidée par Alain Juppé, rien ne laisse présager d’une enveloppe du gouvernement.

Toujours est-il que Marc Teissier qui devra rendre son rapport définitif le 15 décembre, confie les tenants de sa mission : « Il est fondamental de garder la maîtrise, de conserver l’initiative des données mais aussi de penser à l’utilisateur final tout en conservant notre autonomie. » Le gouvernement va donc devoir transiger entre un modèle efficace, facile d’utilisation et peu coûteux. Le rêve de tous en somme…

Source : Silicon.fr publié le 26/10/09

Linux : la Mandriva 2010 sera disponible le 3 novembre

Systèmes d'exploitation 30 octobre, 2009

Madriva s’est fendu d’un communiqué de presse pour annoncer la sortie prochaine de la Mandriva Linux 2010. L’éditeur a choisi la date du 3 novembre pour sortir sa nouvelle gamme. Cette période est particulièrement chargée puisque de nouvelles moutures des Ubuntu (29 octobre), openSUSE (12 novembre) et Fedora (17 novembre) verront également le jour.

Trois éditions seront disponibles : la Mandriva One (un Live-CD permettant le test ou l’installation), la Mandriva Free (une version 100 % open source) et la Mandriva Powerpack, une offre commerciale disponible en téléchargement (59 euros TTC) ou en version boite (69 euros TTC).

La Mandriva Linux 2010 apportera plusieurs nouvelles fonctionnalités, par exemple « Smart Desktop », une technologie qui permet de faciliter l’accès aux documents, via un système d’indexation… un procédé qui tend à se généraliser dans le monde Linux. C’est une première étape essentielle pour faire une réalité du concept – encore un peu flou – de bureau sémantique.

Les paquets logiciels sont particulièrement à jour : noyau Linux 2.6.31, KDE 4.3.2, GNOME 2.28, Xfce 4.6.1, X.Org 1.6.3, etc. La distribution intègre également Moblin v2.0 et sera donc adaptée aux ultraportables économiques. Enfin, l’utilisation du GCC 4.4 permettra d’améliorer les performances générales du système.

Source : Silicon.fr publié le 27/10/09

Collaboration en entreprise : l’e-mail privilégié face aux outils web 2.0

Internet, Messagerie internet 29 octobre, 2009

« Pour les professionnels en entreprise, l’heure est plus que jamais à la collaboration », note Forrester Consulting dans une nouvelle étude réalisée pour le compte d’Adobe sur les modes de collaboration en entreprise. Cette nouvelle étude menée auprès de 700 Américains en septembre 2009 fait suite à la précédente qui se concentrait sur le continent européen à travers 3000 interviews.

Il en résulte que, des deux côtés de l’Atlantique, les attentes des professionnels en matière de collaboration sont assez similaires, tout comme les usages des principaux outils. Lesquels restent relativement traditionnels. Ainsi, 77 % des Américains et 78 % des Européens utilisent la messagerie électronique au détriment des nouvelles formes de communication que mettent en œuvre blogs, wikis et autres réseaux sociaux. L’utilisation des pièces jointes dans les courriels est respectivement choisie par 77 % et 76 % des collaborateurs.

Mais cette méthode est loin d’être satisfaisante. A commencer par la compatibilité entre le format du document envoyé en pièce jointe et le logiciel de lecture de son destinataire. Respectivement 61 % des Américains et 56 % des Européens se disent concernés par les problèmes de versions logicielles. L’impossibilité de savoir si le sens du message a été bien perçu touche respectivement 36 % et 38 % des sondés. Enfin, 31 % et 37 % des salariés semblent visiblement concernés par l’impossibilité de ne pas pouvoir contrôler la diffusion de leur communication.

Quant aux outils de collaboration de type Web 2.0, leurs utilisations est la suivante : les wikis sont prisés par 2 % des Américains et 1 % des Européens, les blogs par, respectivement, 3 % et 2 % des salariés. Les réseaux sociaux exercent un pouvoir plus attractif et touchent 5 % des collaborateurs sur les deux continents. La popularité de Facebook, mais aussi celles de plates-formes à caractère plus professionnelles telles que LinkedIn ou Viadeo, n’étant probablement pas étrangères au relatif succès des plates-formes sociales. En fait, « ces outils restent l’apanage des jeunes », précise Forrester.

Outre leur prise en main, les outils de collaboration web 2.0 rencontrent plusieurs obstacles de taille. A commencer par le choix des outils en eux mêmes. Ainsi, aux Etats-Unis, 59 % des utilisateurs ne sélectionnent pas les mêmes outils. L’usage et l’efficacité pèsent également dans les résultats : 32 % des utilisateurs estiment que les outils web 2.0 compliquent leur tâche, et 24 % affirment confronter au problématiques de compatibilité.

Enfin, les problèmes de sécurité font également obstacle au travail collaboratif. Aux Etats-Unis comme en Europe, la protection des données sensibles de l’entreprise et de sa propriété intellectuelle compte parmi les priorités absolues pour 89 % des sondés. Cependant, seuls 17 % des Américains, contre 70 % (!!!) des Européens, se disent satisfaits des protections logicielles existantes. Même s’ils font appels à elles dans 59 % et 53 % des cas respectivement.

Source : Silicon.fr publié le 210/09