L’internet en avion ne décolle pas

Connexion internet, Internet 30 septembre, 2009

Rien qu’aux Etats-Unis, pas moins de 500 avions sont déjà dotés d’un accès à l’internet, mais rares sont les passagers à utiliser cette application. Il semble bien que, comme pour les repas à bord, les voyageurs s’y intéressent tant que c’est gratuit, mais qu’une fois qu’il faut payer, ils préfèrent s’abstenir.

Pourtant, les compagnies aériennes avaient vu dans l’internet une opportunité d’accroître leurs revenus. Or à présent, elles doivent déchanter. Alaska Airlines a bien essayé de réduire le prix d’accès internet à 1 $ à peine, soit 0,7 EUR. Or elle a été forcée de constater que le nombre de connexions continuait à baisser.

Selon la durée du vol, la plupart des tarifs varient de 4 à 9 EUR. Certains systèmes font appel à des antennes GSM au sol, d’autres préfèrent exploiter la technologie de communication par satellite. L’un des problèmes réside dans l’autonomie limitée des batteries des PC portables, sachant que tous les sièges d’avion ne sont pas forcément équipés d’une prise d’alimentation électrique.

Rares sont les compagnies aériennes à publier des détails sur l’utilisation de l’internet en vol. Virgin America affirme que de 12 à 15% de ses passagers exploitent ce service, surtout en classe affaires sur sa liaison entre Boston et San-Francisco. Les analystes estiment qu’il s’agit là d’un pourcentage supérieur à la moyenne et que les compagnies auraient intérêt à offrir un accès gratuit à l’internet, mais que celles-ci devraient surtout s’intéresser aux offres d’accès en ligne sur le lieu de destination.

Source : Datanews.be publié le 15/09/09

Les liens publicitaires n’attirent pas encore les mobinautes

Internet, Navigateurs internet 29 septembre, 2009

La généralisation des smartphones suscite l’intérêt des marketeurs pour la publicité mobile. Un intérêt qui ne semble pas être encore partagé par les utilisateurs. Tout du moins en ce qui concerne les bannières publicitaires : selon Chitika, les mobinautes sont moitié moins nombreux à cliquer sur des liens et bandeaux que les internautes. Sur les 92 millions de clics répertoriés, à peine plus d’1 % étaient en provenance d’un navigateur web. Plusieurs facteurs sont à l’origine de ce phénomène. Le mobile est considéré avant tout comme un moyen de téléphoner et d’échanger des messages.

Source : Atelier.fr publié le 15/09/09

L’oPhone arrive en Chine, juste avant l’iPhone

Téléphonie 28 septembre, 2009

L’arrivée officielle de l’iPhone sur le marché chinois est prévue pour octobre 2009. Mais déjà la résistance s’organise chez les acteurs chinois des secteurs de l’informatique et des télécommunications.

China Mobile, l’opérateur leader en Chine vient d’annoncer la commercialisation d’un nouveau smartphone destiné à s’opposer frontalement à l’iPhone. Fabriqué par Lenovo Mobile, cet appareil possède la particularité d’être équipé d’un système d’exploitation basé sur Android. Les ingénieurs de Lenovo Mobile ont rajouté une couche d’interface à l’OS libre et gratuit de Google, lui donnant au passage une apparence pour le moins proche de celui de l’iPhone.

Mais la ressemblance va bien plus loin que la simple question du système d’exploitation. L’oPhone O1, le nom du terminal, sera équipé d’un écran de 3,5 pouces pour une résolution de 480 x 320 pixels, d’une puce GPS, d’un appareil photo numérique de 5 megapixels, du WiFi, d’un emplacement mémoire Micro SD et d’un tuner de TV mobile à la norme CMMB. Deux versions de 8 et 16 Go de mémoire Flash seront disponibles. Certains diront donc que l’oPhone est même mieux équipés que l’iPhone.

Enfin, si les prix de vente n’ont pas été annoncés, le coût de production de l’appareil, divulgué à 200 dollars, reste, tout comme l’iPhone, un facteur limitant d’adoption, et ce en dépit d’un système d’exploitation gratuit.

Car l’apparition d’Android et surtout de ses conditions d’utilisation aura donné un sacré coup de pouce à l’industrie chinoise. La gratuité de l’OS permet en effet de se passer des coûts de licence des autres systèmes d’exploitation propriétaires comme Windows Mobile ou Blackberry.

Un avantage d’autant plus important que des constructeurs tels que HTC ou Dell sont à l’heure actuelle en négociation avec China Telecom pour se faire une place au soleil dans l’empire du milieu. Une place qui signifierait un levier de croissance inespéré pour des constructeurs qui subissent en occident une récession forte. Au contraire, le marché chinois est des plus prometteurs pour les fabricants de smartphone, dont la part de marché représente 10% aujourd’hui, mais devrait grimper à 30% d’ici à 2013.

Mais cette croissance ne pourra bénéficier qu’aux acteurs qui jouent le jeu des autorités de régulation chinoises, très impliquées dans le développement économique de ce secteur. Ainsi, elles ont imposé à China Mobile l’utilisation de la norme technologique chinoise TD-SCDMA pour la communication des smartphone. Cette norme, si elle apparait moins aboutie que les normes occidentales a pour objectif un protectionnisme affiché dont l’ambition est de freiner l’arrivée des appareils étrangers, dont l’iPhone, sur son marché national.

Cette norme a été imposée à China Mobile, principal opérateur mobile avec 72% de parts de marché (soit plus de 480 millions d’abonnés), mais elle ne concerne pas China Unicom (140 millions d’abonnés), le principal concurrent de China Mobile. Ce dernier s’empressera donc de distribuer l’iPhone, dès octobre.

 Source : Journal du Net le 18/09/09