Le Mac qui se glisse dans une enveloppe

technologie 15 janvier, 2008

Avec le MacBook Air, Apple entend commercialiser le portable « le plus fin du monde ». Pari tenu, même si la firme à la pomme a dû faire d’importants compromis...

L’ultraportable d’Apple a été présenté et son nom est bel et bien Macbook Air.

Air, car la machine joue la carte de la finesse et de la légerté, avec le design en plus. Apple démontre une fois de plus son avance sur la question. Ce bijou est doté d’un écran de 13,3 pouces (1280 x 800 px) et ne pèse que 1,36kg. Ses dimensions laissent rêveur, son épaisseur ne dépasse pas 1,94 cm et descend à… 4 millimètres dans sa partie la plus fine. Bref, selon Apple, il s’agit du portable le plus fin au monde.

A l’intérieur, on trouve un processeur Intel Core 2 Duo cadencé à 1,6 Ghz avec 4 Mo de mémoire cache N2 partagée, de 2 Go de SDRAM DDR2 à 667 MHz, d’une sortie micro-DVI, d’un port USB 2.0 et d’un contrôleur Wi-Fi 802.11n et Blutooth 2.1 + EDR.

Par ailleurs, il est équipé d’un trackpad inspiré de l’écran tactile de l’iPhone qui permet avec ses deux doigts d’agir sur une image à l’écran, par exemple. Il est doté d’un clavier rétro-éclairé et d’une webcam intégrée, pour une autonomie annoncée de 5H.

Côté stockage, la machine ne sera pas équipée par défaut d’un SSD (mémoire flash). Elle accueille un disque dur classique de 80 Go tournant à seulement 4.200 tours/minute.. Mais Apple propose une version équipée de 64 Go de mémoire flash, l’option coûtera néanmoins pas moins de 899 euros.

Par contre, le portable est dépourvu de port Firewire et de lecteur optique sauf dans la version Extreme (99 dollars). Un seul port USB, pas de port Ethernet ! (29 euros en option), un haut parleur mono, pas d’entrée audio. Eh oui, pour parvenir à cette taille, il a fallu faire des sacrifices !

La version de base, coûte 1.699 euros.

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Le pc à 75$

technologie 15 janvier, 2008

La conceptrice de l’écran du « PC à 100 dollars » a fondé sa société et va commercialiser sa technologie. Elle lance aussi le pari d’un ordinateur à 75 dollars

L’invention de Mary Lou Jepsen lorsqu’elle travaillait pour la fondation “One Laptop per Child” ne restera pas dans des cartons. Jespen a monté sa propre boîte, Pixel Qi, déposé sa marque et prépare des ordinateurs sous Linux basés sur cette technologie, présentée au CES.

Jepsen a quitté son poste de responsable technologique du projet OLPC fin 2007. Aujourd’hui, elle nourrit, du haut de son poste de chef d’entreprise, l’objectif de voir arriver ses écrans avant la fin de l’année dans les rayons. Visiblement, son invention a fait grand bruit la semaine dernière à l’occasion du salon CES à Las Vegas.

La société Pixel Qi a déposé une technologie permettant à un écran de passer de la couleur au noir et blanc, offrant une lisibilité en plein soleil et réduisant la consommation de batterie, un créneau porteur s’il en est pour les ordinateurs portables aujourd’hui. Et le soleil n’est pas le seul frein à la lisibilité d’un écran, il y a aussi la pénombre, autre créneau sur lequel Pixel Qi compte bien se faire un nom et une réputation.

Son premier défi : proposer mieux encore que le XO, l’ordinateur à 100 $. Pixel Qi annonce en effet travailler à la conception d’un ordinateur à … 75 dollars US ! Sa technologie devrait également être adoptée pour d’autres types d’écrans, parmi lesquels les appareils photos numériques et les smartphones. Le premier ordinateur conçu à base de cette technologie sera développé sous Linux. Jespen réfléchit également à la rendre compatible avec les systèmes Windows.

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L’Ip une donnée perso pour l’Europe

E-administration 15 janvier, 2008

Dans le cadre d’une réflexion relative à la protection de la vie privée sur Internet, un groupe de travail formé par la Commission européenne est arrivé à la conclusion que l’adresse IP relevait des informations personnelles...

A ce titre, son utilisation par les sociétés de l’Internet doit être réglementée, a estimé Peter Scharr, commissaire européen en charge de la protection des données, dont les travaux sont motivés par la concentration croissante observée dans le domaine de la publicité en ligne, illustrée en avril dernier par le rapprochement entre Google et DoubleClick , actuellement étudié par Bruxelles. La question a donné lieu à une discussion publique, à Bruxelles, suite à laquelle le Parlement européen devra prendre une décision.

L’adresse IP (Internet Protocol) est cette série de quatre nombres entrecoupés de points qui permet d’identifier un ordinateur sur Internet. Pour Google et la plupart des firmes qui gèrent la publicité en ligne, elle ne doit pas être considérée comme une donnée personnelle, mais comme une simple indication de la provenance géographique de l’internaute. A ce titre, ces sociétés estiment qu’elles devraient avoir le droit d’utiliser cette information pour, par exemple, cibler leurs contenus, mais aussi de la stocker, de façon à affiner leurs études sur le comportement de leurs utilisateurs.

Google défend ainsi l’idée selon laquelle il est nécessaire de stocker adresses IP et résultats de recherche pendant plusieurs mois de façon à dégager des tendances générales lui permettant d’améliorer l’efficacité de ses services publicitaires et de garantir l’efficacité de ces derniers aux annonceurs. « Internet s’est développé grâce à la publicité, qui a permis la gratuité ou quasi gratuité des logiciels. Tous ceux qui veulent protéger les consommateurs doivent aussi voir les bénéfices qu’ils en retirent », explique Peter Fleischer, un juriste officiant pour le compte de Google.

Au sein des informations personnelles, telles que le nom ou l’adresse postale, l’adresse IP occupe un statut particulier dans la mesure où elle peut être partagée entre plusieurs utilisateurs, qu’ils soient derrière un routeur, sur une même ligne Internet, ou dans un cybercafé. « La réponse n’est pas ou tout noir, ou tout blanc : une adresse IP peut être considérée comme une donnée personnelle ou ne pas l’être, cela dépend du contexte et de la nature des informations qu’elle permet de révéler », estime Peter Fleischer.

« Nous nous dirigeons vers le modèle de l’IPv6 », où chaque appareil connecté au réseau disposera de sa propre adresse IP, contrairement à aujourd’hui, rappelle Marc Rotenberg, directeur de l’Electronic Privacy Information Center (EPIC), ce qui confère selon lui le statut d’information personnelle à l’adresse IP.

Régulièrement critiqué pour sa politique en matière de données personnelles, aussi bien en Europe qu’aux Etats-Unis, Google a pris courant 2007 la décision de limiter à 18 mois le délai de conservation de données en provenance de ses utilisateurs (mots clés recherchés, adresses IP et détails des cookies). Auparavant, celui-ci pouvait aller jusqu’à 24 mois. Microsoft, directement concurrent de Google depuis son acquisition du groupe publicitaire aQuantive pour six milliards de dollars, ne conserve pour sa part aucune de ses informations, préférant se baser sur les données issues de ses comptes Passeport.

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