Le v-business : donnez une deuxième vie à votre entreprise

E-administration, Entreprise 2.0 15 avril, 2007

Après l’e-business (le commerce électronique) , le m-business (le commerce sur téléphone mobile), voici le v-business (le virtual business) que l’on peut définir comme le fait pour une marque de développer sa présence et par la même sa notoriété et ses ventes dans un monde virtuel. Mais qu’entend-on par monde virtuel?

L’exemple le plus parlant est bien sûr le jeu, Second Life, qui permet de participer à une économie virtuelle mais qui commence désormais à opérer comme un véritable marché.
En effet, via Second Life, des artistes peuvent se faire connaître en exposant leurs créations, des marques peuvent communiquer différemment …

Quelques exemples

Les marques informatiques, du fait de la spécificité du média, sont évidemment les marques qui, logiquement, on s’attend à retrouver dans un univers de jeu informatique. Ainsi, Dell ou encore IBM, se sont créés des espaces virtuels. Ces marques peuvent ainsi directement vendre leur matériel par ce biais ou encore communiquer sur leur stratégie. Mais ce sont loin d’être les seules puisque l’on retrouve Toyota, Reebok, Vodafone et de très nombreuses autres marques.

Le v-commerce

Kraft Food ouvre un supermarché virtuel

Kraft Foods met en ligne une version virtuelle de leur Kraft Food Institute. L’emplacement se nomme Phil’s Supermarket of Second Life du nom du gourou de la profession Phil Lemper du site supermarketguru.com. L’objectif est de tester un ensemble d’idées autour de l’alimentaire, allant des goodies, aux cours de cuisine en passant par les conseils sur le choix des vins et l’information sur les produits. Il sera également possible d’acheter des produits réels (100 000 produits prévus en catalogue), de faire des listes personnalisées, des profils nutritionnels, d’assister à des cours de cuisine de grands chefs. Le projet est réalisé avec la collaboration d’IBM.

IBM expérimente sérieusement le v-commerce

Sur certaines des 25 îles d’IBM, on peut voir de nombreuses expérimentations du commerce virtuel. On peut citer :

- des show-rooms, des boutiques généralistes (Sears) ou représentant une marque.
- des dispositifs permettant de sélectionner différents produits et de les assembler
sur un mannequin virtuel.
- la diffusion de vidéos sur les éléments du décor.
- la création de produits personnalisés avec représentation en temps réel, la
possibilité d’essayer les vêtements en se transformant momentanément en femme si
on est un homme.
- des disposition et aménagements impossibles dans la RL.
- l’utilisation de textures très détaillées des produits.
- des liens avec les sites Internet.
- des jardins poussant en accéléré pour permettre au consommateur de se projeter
dans l’avenir.

Le v-Automobile

Découvrez la nouvelle Twingo dans Second Life

A partir du 31 mai 2007, la petite dernière de Renault sera présente virtuellement suite à une initiative de Renault Italia (Source : allaguida.it). Au programme : visite du véhicule, test, personnalisation, animation événementiel.

Cela se passera sur l’île de Renault Italia. En fait il est déjà possible d’y aller faire un tour malgré la protection,il suffit de passer par le côté et de prendre de l’altitude) Pour le moment l’île semble encore en chantier, ce qui est somme toute normale, l’inauguration ne devant avoir lieu que dans 2 semaines.

Le v-banking

VISA Europe dans Second Life

VISA Europe s’est implanté dans Second Life. Pour suivre la tendance au collaboratif et sans doute parce que Visa n’a pas une idée précise de quoi faire dans Second Life, le résident est invité à faire des commentaires sur l’architecture et proposer les expériences qu’il souhaiterait vivre. L’île se construira en fonction de ce feedback.

ING construit dans Second Life

La banque hollandaise ING participe au projet de Hollande virtuelle OurVirtualHolland et possède une île en cours de construction.

L’objectif annoncé est double :

- Rencontrer et apprendre en développant des communautés.
- Aider les petits entrepreneurs de second Life à monter leur business.

Saxo Bank s’implante dans Second Life

Une banque de plus à investir Second Life. Saxo Bank est une banque d’investissement danoise. Elle possède un bâtiment de 3 étages et une salle de marché virtuelle (qui doit héberger un jeu). Pour le moment rien ne fonctionne, une suite de salles de réunion et de conférences désespérément vides. C’est une simple opération de communication pour le moment.

Selon le responsable du projet, cette initiative est une simple continuité de la stratégie Internet.

La banque a des projets dans les cartons, un dispositif de consultation des comptes depuis second Life, de la formation sur les techniques de trading, du trading online.

Le v-Luxe

Jean-Paul Gautier poursuit son expérience marketing Second Life

Jean-Paul Gautier a eu une stratégie marketing intéressante pour le lancement de son parfum Fleur de Mâle. Du 11 au 21 avril, 10 icônes du parfum Fleur du Mâle ont été cachées dans le jardin de l’île. Chaque jour, un indice a été publié. Les gagnants ont reçus un vrai flacon à leur domicile. American Apparel distribuaient également dans son magasin virtuel, des coupons de réduction utilisables dans les magasins réels.

Calvin Klein lance ses nouveaux parfums dans Second Life

Calvin Klein lance ses nouveaux parfums CK IN2U sur l’île d’Avalon. Les goodies sont des flacons qui diffusent des milliers de bulles matérialisant une fragrance virtuelle.
Un concours de photographie inworld va faire un millionnaire en Linden $.

A noter que Calvin Klein et Sephora organisent des séances de virtual looking. Une illustratrice fera votre virtual look en 5 minutes en créant votre portrait numérique qui vous permettra d’habiller votre Messenger et de customiser votre blog.

Dior représentant le luxe sur Second Life

Victoire de Castellane, directrice artistique de Dior Joaillerie, a organisé dans Second Life une présentation de la collection Haute Joaillerie. 5 des 17 pièces de la nouvelle collection sont présentées.

Une poignée de journalistes en 3D clopinent aux abords d’une sorte de plante carnivore multicolore.
Elle s’ouvre lentement : à l’intérieur, une somptueuse bague de la prochaine collection Haute Joaillerie de Dior Joaillerie. Bienvenue sur Belladone Island, l’île créée par la marque de luxe sur Second Life pour y ouvrir une avant-première de son show-room. Du 12 janvier au 27 février, cinq pièces de la nouvelle collection de Victoire de Castellane ont été dévoilées dans le monde virtuel qui vient de franchir le cap des 2 millions d’habitants. Pour les découvrir, les journalistes invités par carton officiel n’ont eu qu’à endosser la peau de leur avatar créé au préalable par la marque. Les curieux, eux, devront télécharger le logiciel, inventer leur personnage, suivre le cours d’initiation au vol et mettre le cap sur Belladone. Baptisée du nom d’une plante toxique utilisée par les femmes de la Renaissance italienne pour dilater leurs pupilles, l’île numérique de Dior Joaillerie est laissée en accès libre pour célébrer ouvertement la magie de ses pierres précieuses.

C’est la seconde initiative Second Life d’un grand groupe français (après BNP Paribas). C’est également la première initiative dans le domaine du grand luxe (chaque pièce coûte entre 150.000 et 1,2 millions d’euros).

La collection complète a été présentée pour de vrai cette fois, dans un musée parisien.


Les avatars apprécient la présence des marques

Un étude de CB News / repères montre que les résidents de Second Life n’ont rien contre la présence des marques, bien au contraire. Ce résultat n’est pas étonnant, la règle étant la même que dans les jeux vidéo. Si cette présence apporte du réalisme ou plus, elle est très bien accueillie. Les marques n’ont jamais connu un tel engouement de la part des jeunes.

« Mais, d’ores et déjà, l’enseignement principal que l’on peut en tirer est que les « secondlifers » ne sont pas hostiles aux marques. Voire plutôt favorables. Cet apparent paradoxe s’explique par le fait que la présence de marques « Real Life » donnerait, selon eux, un réalisme supplémentaire à Second Life. En d’autres termes, pour que la vie virtuelle ressemble le plus possible à la vraie vie, la présence des marques, autrement dit de la publicité, est indispensable.


Pourquoi se lancer dans le v-business ?

Les raisons sont évidemment multiples mais les principales sont les suivantes :

- Toucher une cible jeune et peu captive qui passe moins de temps devant les
médias traditionnels (télévision, radio) et plus de temps sur Internet
- Utiliser le ludique pour communiquer. Le développement des jeux-concours était
une première phase, communiquer par un ton plus décalé en a éte une
seconde. Désormais, pour les marques, il convient de communiquer différemment
pour se démarquer et faire parler de soi (les fameux buzz marketing, guerilla
marketing ou autres marketing viral). Etre les premiers à communiquer dans les
univers 3D virtuels qui se développeront, c’est prendre de l’avance sur ses concurrents.
- Des magasins 3D plutôt que des sites de e-commerce. Comme le confirme
Irving Wladawsky-Berger, vice-président Technology & Strategy d’IBM, il s’agit de
faire “inter-opérer les différents monde” en effaçant les frontières entre monde réel
et monde virtuel. L’utilisation de magasins 3D dans un univers virtuel
rapproche davantage le consommateur de la marque qu’un site de e-commerce
puisque le consommateur intègre “physiquement” (ou tout du moins par le biais de
son personnage) l’espace réservé à la marque.

Gartner annonce 80% des internautes dans Second Life

Dans un communiqué, Gartner n’hésite pas à prédire que 80% des internautes actifs et des grandes entreprises utiliseront les mondes virtuels fin 2011. Cela dit, Gartner incite paradoxalement à la prudence en conseillant les entreprises de ne pas investir massivement et de tabler sur le communautaire plutôt que sur le business (sauf pour quelques niches). Le calcul reste un mystère mais les ”5 lois” que les entreprises sont invités à suivre méritent mention :

- Les mondes virtuels ne sont pas des jeux.
- Derrière chaque avatar, il y a une personne réelle.
- Soyez cohérent et ajoutez de la valeur.
- Maîtrisez les risques.
- Investissez prudemment et à long terme (5 ans).

Playstation Home, la réponse de Sony à Second Life ?

Playstation Home est un univers 3D ou il est possible de vivre et de construire. On l’annonce comme un des nombreux mondes virtuels en construction. L’univers de Sony est avant tout un univers de réseau social. Il sera possible de customiser son avatar et son appartement. Il y aura des échanges commerciaux de biens virtuels. Cela dit, Home est avant tout un espace communautaire 3D customisable et non un Metaverse, un monde vierge numérique persistant construit par les avatars.


Les publicitaires convoitent le monde virtuel de « Second Life »

Une régie en ligne propose aux annonceurs de les rendre plus visibles dans « Second Life » et d’y mener des campagnes marketing.

Les publicitaires aussi rêvent d’une « seconde vie ». Un monde parallèle où tout serait à faire et où les entreprises commenceraient à s’installer dizaines par dizaines, prêtes à conquérir des millions de joueurs virtuels qui sont autant de consommateurs bien réels. Second Life rassemble aujourd’hui plus de 2,3 millions d’utilisateurs. Un véritable phénomène.


Un lieu pour rencontrer sa clientèle

Pour l’éditeur Autodesk, un lieu idéal de presentation de ses logiciels d’architecture.

Sur le site de Dell, une passerelle de téléportation directe.

Les employés IBM préfèrent les réunions virtuelles aux classiques visioconférences.


Le recrutement sur Second Life

Accenture fait son entrée sur Second Life par du Speed Recruitment

La célèbre société de conseil Accenture annonce sa future présence sur Second Life sur son mini-site. Le premier événement sera du recrutement avec Accenture Speed Recruiting (prévu le 18 juin). Le dispositif se rapproche de celui de TMP avec un formulaire d’inscription sur le Web ou on remplit coordonnées, nom d’avatar et upload de cv. Par contre, il n’y a pas de plage horaire au niveau du formulaire. Date et heure sont communiquées par mail suite à l’inscription, avec un lien direct de téléportation vers l’espace recrutement. L’entretien virtuel durera 20 minutes.

TMP Worldwide organise le premier salon du recrutement

TMP a organisé un salon du recrutement avec la participation de eBay/Paypal, Hewlett Packard, Microsoft, Sodexho, T-Mobile et Verizon.

La réalisation a durée 3 mois. Le dispositif a nécessité 2 îles. le site Internet de TMP a été ouvert une semaine avant l’événement pour les prises de rendez-vous (8 par jour et par entreprise). Les entretiens ont eu lieu par chat ou IM. Des lignes de téléphone ont été prévues mais peu utilisées.

Les critères de réussite étaient le nombre d’inscrits, le nombre de visiteurs sur le salon, le buzz médiatique autour de l’événement, la qualité des candidatures. Selon les entreprises, le salon a dépassé leurs attentes. Selon les candidats, certaines entreprises étaient mieux préparées que les autres. Les meilleurs se sont familiarisés avec leur avatar avant le salon. Les problèmes identifiés ont été les problèmes de connexion et les difficultés à s’habiller correctement.

Un prochain événement aura lieu les 19, 20 et 21 juin avec une troisième île. Il sera coordonné par l’agence française et 5 sociétés françaises sont sur la liste des participants (Alstom, Areva, Cap Gemini, L’Oréal, Unilog).

L’avenir des mondes virtuels

Les univers virtuels en réseau où chacun est représenté par un jumeau numérique (avatar), comme Second Life, vont se multiplier, ce qui constituera une nouvelle façon de faire des affaires, mais nécessitera aussi l’élaboration de lois, estime une étude japonaise.

Selon l’institut de recherche Nomura (NRI), jusqu’en 2008, les mondes virtuels vont progressivement s’étendre et le nombre de participants va augmenter, offrant aux entreprises une nouvelle vitrine publicitaire.

Toutefois, c’est seulement à compter de 2009-2010 que le “business” dans les mondes virtuels deviendra une réalité, prédit NRI.

“Nous pensons qu’il sera réellement possible de développer des activités dans les univers virtuels à partir de 2009-2010, du fait de l’adoption croissante d’ordinateurs dotés de possibilités graphiques élevées et de l’augmentation du nombre d’avatars”, a expliqué l’institut dans un rapport rendu public.

Mais, outre le commerce et la promotion, se développeront sans doute d’autres activités qui nécessiteront d’être encadrées par des lois dans l’univers numérique, comme elles le sont dans la réalité.

Rachat de Doubleclick par Google

Netéconomie 15 avril, 2007

Des organisations américaines de protection de la vie privée s’inquiètent de la mainmise de Google sur le marché publicitaire en ligne, après l’annonce de l’acquisition de Doubleclick. Elles demandent au régulateur américain de suspendre la transaction.

L’acquisition de DoubleClick par Google suscite de nombreuses inquiétudes aux États-Unis. Trois organisations américaines de défense des libertés civiles - EPIC, CDD et US PIRG - ont porté plainte devant la FTC, l’autorité en charge de la concurrence et de la répression des fraudes. Elles lui demandent d’ouvrir une enquête pour déterminer les implications de ce rachat sur les données personnelles des utilisateurs du moteur de recherche.

Dans l’attente de réponses, elles souhaitent que la FTC suspende la transaction.

Les plaignants craignent que Google ne finisse par se constituer une gigantesque base de données marketing sur les habitudes de surf des internautes. La société compile déjà de nombreuses informations grâce à ses propres services, notamment Gmail son outil de courrier électronique, Google Maps son service de cartographie ou encore ses différents moteurs de recherche.

De son côté, DoubleClick dispose de données sur les comportements des visiteurs des sites de ses clients, comme ceux d’AOL ou bien du réseau MTV. Les trois organisations redoutent que le croisement de ces deux sources d’informations ne permette de bâtir une base de données regorgeant de profils de consommateurs, susceptible en outre d’attirer de nombreuses convoitises. Des pirates tout d’abord, qui tenteront de percer les systèmes de sécurité mis au point par Google pour protéger ces données. Ensuite de certains gouvernements ou législateurs étrangers, qui pourraient forcer Google à leur ouvrir ses bases de données, à des fins de surveillance électronique.

La plainte exige donc que Google crée une véritable politique pour détruire les données au bout d’un certain temps, et surtout pour permettre à ses utilisateurs d’accéder aux informations qu’elle détient sur eux. La société, pour sa part, a expliqué qu’elle n’entendait pas croiser des informations nominatives ou identifiables avec les historiques de recherche ou les habitudes de surf. En revanche, elle entend utiliser certaines données pour optimiser l’apparition de publicités et mieux les cibler. Ce qui n’a pas vraiment rassuré les organisations de défense de la vie privée.

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Un nouveau portail pour les PME

E-administration 15 avril, 2007

Renaud Dutreil a lancé, le 4 avril, le portail pme.service-public.fr destiné aux travailleurs indépendants et aux dirigeants de PME. “Une étape importante de la simplification administrative pour nos petites entreprises qui ont besoin d’une information claire, fiable, et facilement accessible”.

Elaboré par la Documentation française qui en assure la coordination éditoriale, pme.service-public.fr a vocation à fédérer les sources d’information publique à destination des PME. Elles sont organisées suivant les attentes et questions des entreprises et leur mise à jour est garantie grâce à des partenariats avec les principaux acteurs publics.

La page d’accueil offre un double accès par profil - agriculteurs, artisans, artistes, commerçants, professions libérales - et par étape de la vie de l’entreprise - création, gestion, développement, cession.

Les dossiers thématiques tels que “Marchés publics” ou “Exportations”, développés en collaboration avec l’Agence Pour la Création d’Entreprises (APCE), Ubifrance et trois directions du ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, participent à l’information des dirigeants de PME et des indépendants sur leurs obligations et leurs droits.

Enfin, l’accès à de nombreux services (coordonnées des administrations locales, formulaires, sources réglementaires…) facilite l’accomplissement des démarches administratives.

Pour accéder au site, cliquer ici

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