Hadopi

E-administration, Internet, musique 30 juin, 2010

Par sa campagne de communication « Super Crapule VS Super Hadopi », la Haute Autorité souhaite affirmer sa lutte contre les pirates du net.


Depuis le 26 juin, Hadopi (la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet) dispose de moyens juridiques nécessaires pour commencer sa lutte contre les téléchargements illégaux.
En effet, le 28 juin 2010 un nouveau décret portant sur la négligence caractérisée de la loi Hadopi est paru au Journal Officiel pour lutter contre le piratage actif.

En France, le nombre de personnes qui téléchargent ponctuellement ou régulièrement de façon illégale est estimé à 5 millions.


Pour se défendre, les ayants droits des œuvres artistiques ont reçu l’autorisation de la Cnil pour lancer un dispositif de relevés automatiques des adresses IP, en attendant l’application d’Hadopi. Il aura pour rôle de constater les infractions, de les recueillir afin de sensibiliser et de dissuadez les internautes de télécharger illégalement.

Une mesure de prévention qui sera prochainement mise en place pour arrêter ces comportements illégaux: le principe sera de traquer les adresses IP  des contrevenants et de demander aux fournisseurs d’accès Internet de dévoiler l’identité de la personne utilisant cette adresse IP. Les internautes ciblés recevront un mail d’avertissement et en cas de récidive. Pour échapper à une contravention de négligence caractérisée prévu par ce décret, ils devront alors justifiés d’une mise à jour se sécurisation de leur accès à Internet.

Il est également prévu une suspension de l’accès à un service de communication en ligne pour une durée maximale d’un mois.

Cette collecte se concentrera uniquement sur les réseaux Peer-to-Peer comme eMule ou Bittorrent et ne va s’attaquer essentiellement qu’aux œuvres les plus populaires.

Apple ouvre aux artistes et aux développeurs ses services Itunes LP et Itunes extras

musique 23 décembre, 2009

Les artistes peuvent proposer leurs propres contenus sur la plate-forme iTunes. Manuellement dans un premier temps.

Apple vient d’annoncer l’ouverture de sa plate-forme iTunes aux développeurs et producteurs de contenus de tous poils. Ceux-là pourront espérer voir leurs productions distribuées en ligne sur les services iTunes LP, pour la musique, et iTunes Extras pour les films.

Introduits avec l’arrivée d’iTunes 9 en septembre dernier, LP et Extras permettent d’offrir l’équivalent d’un DVD en ligne (navigation par menu, bonus, pochette, paroles, photos…). Une façon originale d’apporter de la valeur ajoutée à un contenu artistique et de se préserver du piratage.

Apple fournit aujourd’hui un ensemble d’outils qui permettra donc aux artistes en herbe de proposer leurs propres productions adaptées aux formats interactifs mis en oeuvre par iTunes. Apple met notamment à disposition un kit de développement (TuneKit ) et son guide, une plate-forme de test, ou encore des modèles.

Dans un premier temps, le processus de soumission se fait manuellement et reste limité, prévient Apple qui invite les artistes à passer alors par leur studio ou label puisqu’un contrat avec iTunes doit exister pour profiter du service. Le processus devrait basculer en mode automatique dans le courant du premier trimestre 2010. Les détails des modalités ne sont pas précisés.

A travers cette ouverture, Apple espère probablement initier pour iTunes LP et Extras le processus qui fait le succès de l’iPhone avec l’AppStore.

 

                                                                                        Source : Silicon, le 27/11/09

Quel est le meilleur format de fichier pour écouter de la musique ?

musique 20 décembre, 2009

La numérisation de la musique implique une compression du son d’origine qui peut dénaturer l’œuvre. AAC, MP3, WMA ou Wav : lequel de ces formats offre le meilleur rendu ?

 

Petit rappel sur la musique numérique  

Si on ne fait pas ou plus attention à la qualité de la musique aujourd’hui sous sa forme numérique, c’est souvent parce que nos outils de restitution du son se révèlent très médiocre. La faute aux enceintes fournies avec les ordinateurs de bureau ou intégrées à l’ordinateur portable, mais aussi aux écouteurs / casques fournis avec les baladeurs MP3 qui sont, dans leur grande majorité, des produits d’entrée de gamme. En revanche, pour qui s’est équipé de matériel performant, il devient vite désagréable d’entendre des morceaux mal enregistrés ou mal encodés. 

Dès lors, pour se faire plaisir, il vaut mieux sélectionner le meilleur format son pour un même enregistrement. Il se dégage aujourd’hui 5 grands formats de fichiers audio : AAC (promu par Apple, iPod et iPhone en tête), WMA (promu par Microsoft), MP3, Wav et Ogg (ces trois derniers étant neutres).

Au format de fichier s’ajoute un autre critère que l’on nomme taux de compression. Plus un fichier est compressé, plus il supprime des bandes de fréquence dans la musique et donc potentiellement des petites nuances qui viennent enrichir l’écoute. Le taux de compression s’exprime en nombre de bits, l’unité de calcul de base en informatique. On trouve des valeurs allant de 56 Kbits/s (56 000 bits par seconde, qualité minimale pour la radio ou les podcasts) à 320 Kbits/s. Plus le chiffre est faible, plus le fichier est compressé et de petite taille mais moins il est agréable à l’écoute. 

Le taux d’échantillonnage est également important. Cette valeur s’exprime en Hz et doit être la plus grande possible pour préserver la forme du signal sonore d’origine et donc la précision de l’enregistrement. Généralement, on préfère un fichier avec un taux d’échantillonnage de qualité CD (44 100 Hz), mais on trouve aussi des fichiers de qualité plus faible (22 000 Hz). 

L’étude menée par le site Musiclassics en studio

Dédié exclusivement à la musique classique, ce site de vente en ligne de musique numérique s’est lancé dans une modernisation de son interface courant 2009. A cette occasion, il s’est posé la question des meilleurs formats audio à proposer à sa clientèle. Pour bien faire les choses, le site a donc invité 15 personnes (blogueurs, musiciens, amateurs, audiophiles) à une session d’écoute dans un studio professionnel. Ils devaient noter de 1 à 5 la qualité de 4 extraits de musique différents représentatifs de la diversité de la musique classique (chant, violon, piano, orchestre et cœur), encodés de 6 manières différentes : MP3 320 Kbps, Wav, WMA 192 Kbps et 320 Kbps, AAC 192 Kbps et 320 Kbps. Voici les résultats de cette étude :

 

Les résultats de l’écoute en studio

 

 

Formats de fichiers

Note moyenne reçue (sur 5)

 

 

MP3 320 Kbps

3,1

 

 

Wav

3,5

 

 

WMA 192 Kbps

3,7

 

 

AAC 192 Kbps

3,8

 

 

AAC 320 Kbps

3,8

 

 

WMA 320 Kbps

4,0

 

 

 

 

Comme les formats compressés à 128 Kbps ou moins n’ont pas été étudiés, l’écart des notes est relativement réduit. Le format MP3 toutefois, même compressé à 320 Kbps obtient la plus mauvaise note avec un écart significatif. Plus surprenant, le CD (fichier Wav), est placé derrière les formats WMA et AAC. Ces fichiers semblent transformer légèrement le rendu. On constate que la différence de notation entre la compression 192 et 320 Kbps n’est pas significative. 

Dommage en revanche, MusiClassics n’a pas voulu intégrer dans ces résultats le format de fichier OGG libre et ouvert.  On constate toutefois qu’en tant que consommateur, on aura intérêt à choisir plutôt des fichiers AAC ou WMA 192 Kbps plutôt que du MP3 320 Kbps et a fortiori du MP3 192 Kbps. Les fichiers à 128 Kbps récolteraient des notes en dessous de 3/5, ce qui n’est pas satisfaisant.

Et chez les internautes ?  

Cette première conclusion ne s’applique pas à tous les coups. La réponse dépend in fine de votre équipement. En effet, MusiClassics s’est ensuite amusé à mettre à disposition les enregistrements aux internautes. Les 6 formats étaient proposés à l’écoute et les participants devaient déterminer celui qui proposait la qualité CD (le Wav donc).

Avec plus de 200 votes recueillis, le résultat est mitigé et totalement aléatoire. Les internautes ne parviennent pas à différencier les différents formats avec leur équipement sonore personnel. La qualité du MP3 320 Kbps est même jugée équivalente au CD dans ce cas. 

Cas particulier : le FLAC ou Free Lossless Audio Codec 

Ne figure pas non plus dans cette étude le cas du FLAC. Ce format de fichier au nom étrange n’a pas été intégré à l’étude menée par MusiClassics. La raison, selon les dirigeants, tient au fait que : “le prix est plus élevé à l’achat auprès des maisons de disque et les fichiers sont volumineux”. Toutefois, les premiers tests n’ont pas permis de le distinguer des autres formats et notamment du format CD (Wav). Il a donc été écarté en phase de présélection. 

Sachez toutefois que son nom trompeur - Lossless ou sans perte - n’est pas synonyme de fichier non retouché. En effet, comme tout format numérique compressé, le FLAC élimine des données. Mais aucune donnée ne touchant au flux audio originel n’est enlevée, il s’agit juste de nettoyer le fichier pour qu’il soit le plus léger possible sans déformation. On obtient donc un fichier propre (ni ajout, ni suppression de données audio). Si le rendu est de mauvaise qualité, c’est donc que la source (l’enregistrement audio fournit en studio) n’est pas de bonne qualité.

 

                                                                                  Source : Le journal du net, le 26/11/09