Comment Hotmail a revolutionné le mail ?

Internet, Messagerie internet 8 décembre, 2009

Oui, cet Hotmail, qui a pris un gros coup de vieux en 2004 lorsque Google a dévoilé Gmail, a été un jour à la mode. Très à la mode, même. En 1996, disposer de son adresse était même d’un raffinement extrême puisqu’Hotmail était un des premiers “webmail” grand public, ouvrant l’accès aux courriels depuis n’importe quel navigateur. Dans un livre qui vient de paraître aux États-Unis, et dont TechCrunch livre un extrait, Adam L. Penenberg revient sur la première année d’Hotmail et sur son succès éclair.En voici quelques anecdotes :


Les fondateurs

·                  Sabeer Bhatia et Jack Smith, avant de créer Hotmail, étaient tous les deux ingénieurs chez Apple.

·                  Un premier tour de table de 300.000 dollars a été réalisé, leur permettant de quitter leur emploi pour se consacrer à plein temps à leur projet.

Pourquoi “Hotmail” ?

·                  Il fallait trouver un nom contenant “mail”. Diverses suggestions, comme “Cool Mail” ou “Run Mail” ont été évoquées, mais le choix s’est finalement porté sur “Hotmail”, trouvé par la femme de Jack Smith.

·                  Hotmail était la meilleure des propositions. Elle reprenait, dans l’ordre, les quatre lettres de HTML. Voilà pourquoi le nom s’est d’abord écrit HoTMaiL.

·                  Le nom de domaine a été enregistré le 27 mars 1996.

L’idée géniale de la signature

·                  Les créateurs d’Hotmail avaient imaginé une campagne de promotion conventionnelle, par affichage et à la radio.

·                  C’est leur investisseur qui a suggéré - avec insistance - d’inclure, en signature de chaque message, une ligne de promotion pour Hotmail : “PS: I love you. Get your free e-mail at Hotmail” (PS: Je vous aime. Obtenez une adresse email gratuite chez Hotmail”).

·                  Les créateurs d’Hotmail redoutaient l’effet de cette incursion d’office dans les messages. Elle pouvait donner l’impression que les emails étaient analysés.

·                  Cette signature fut pourtant le coup de génie d’Hotmail, qui lui assura une promotion du tonnerre et une propagation de proche en proche. L’idée fut copiée à de multiples reprises par la suite.

Le lancement

·                  Hotmail a été lancé le 4 juillet 1996, jour de la fête nationale aux États-Unis, sans la signature. En plein Independance Day, l’arrivée du webmail signifiait que les internautes pouvaient enfin s’affranchir de leurs fournisseurs d’accès.

·                  Si 100 personnes se sont inscrites la première heure, la première semaine a été bonne, sans être extraordinaire.

·                  La signature promotionnelle a été ajoutée au bout d’une semaine, sous la pression de l’investisseur, mais sans le “PS: I Love You”.

·                  L’effet fut immédiat, avec 3000 inscrits en une journée, puis 750.000 en septembre et un million au bout de six mois. Puis le double cinq semaines plus tard, avec un rythme de 20.000 inscrits par jour.

·                  L’affluence était telle que le site était ralenti et rencontrait des pannes importantes (Twitter n’a rien inventé).

Pour l’auteur, cette signature promotionnelle a contribué pour une grande part au succès d’Hotmail. C’est ce qu’il appelle la “boucle virale”, à laquelle il consacre tout son livre. Chaque destinataire voyait que le service fonctionnait, était gratuit et qu’un de ses amis l’utilisait. En décembre 1997, un an et demi après le lancement du webmail, Microsoft a déboursé environ 400 millions de dollars pour acquérir Hotmail. La suite est connue.

 

                                                          

                                                                                                             Source : Le figaro, le 19/10/09

Google Wave : un outil bientôt indispensable pour communiquer ?

Internet, Messagerie internet, Réseaux Communautaires 3 décembre, 2009

Lors d’une conférence en Mai 2009, Google annonce l’arrivée d’un nouvel outil communicant à tout faire : Google Wave.

Ce dernier va permettre aux internautes de dialoguer, d’échanger des documents en temps réel (Google Docs) mais aussi de blogguer ou de « tweeter » comme bon leur semble.

Google Wave permet également de gérer certains aspects des réseaux sociaux qui ne conviennent pas à tous les internautes.

En effet, grâce à ce nouvel outil il est désormais possible de choisir les personnes avec lesquelles on désire partager ses photos, ses vidéos.

Pour cela, il suffit de déplacer les fichiers choisis dans le panel Wave pour qu’elles soient immédiatement visibles par vos amis. De même, lorsque vous décidez de répondre à un mail, vous pouvez répondre en ligne et même intégrer une autre personne à la conversation, simplement en faisant glisser sa photo.

                                                                

 

Cette nouvelle plateforme qui offre une nouvelle façon de communiquer, de collaborer et de naviguer pourra-t-elle révolutionner le monde du web ?

 

                                                                                                                    Source : Le journal du geek 05/09

Collaboration en entreprise : l’e-mail privilégié face aux outils web 2.0

Internet, Messagerie internet 29 octobre, 2009

« Pour les professionnels en entreprise, l’heure est plus que jamais à la collaboration », note Forrester Consulting dans une nouvelle étude réalisée pour le compte d’Adobe sur les modes de collaboration en entreprise. Cette nouvelle étude menée auprès de 700 Américains en septembre 2009 fait suite à la précédente qui se concentrait sur le continent européen à travers 3000 interviews.

Il en résulte que, des deux côtés de l’Atlantique, les attentes des professionnels en matière de collaboration sont assez similaires, tout comme les usages des principaux outils. Lesquels restent relativement traditionnels. Ainsi, 77 % des Américains et 78 % des Européens utilisent la messagerie électronique au détriment des nouvelles formes de communication que mettent en œuvre blogs, wikis et autres réseaux sociaux. L’utilisation des pièces jointes dans les courriels est respectivement choisie par 77 % et 76 % des collaborateurs.

Mais cette méthode est loin d’être satisfaisante. A commencer par la compatibilité entre le format du document envoyé en pièce jointe et le logiciel de lecture de son destinataire. Respectivement 61 % des Américains et 56 % des Européens se disent concernés par les problèmes de versions logicielles. L’impossibilité de savoir si le sens du message a été bien perçu touche respectivement 36 % et 38 % des sondés. Enfin, 31 % et 37 % des salariés semblent visiblement concernés par l’impossibilité de ne pas pouvoir contrôler la diffusion de leur communication.

Quant aux outils de collaboration de type Web 2.0, leurs utilisations est la suivante : les wikis sont prisés par 2 % des Américains et 1 % des Européens, les blogs par, respectivement, 3 % et 2 % des salariés. Les réseaux sociaux exercent un pouvoir plus attractif et touchent 5 % des collaborateurs sur les deux continents. La popularité de Facebook, mais aussi celles de plates-formes à caractère plus professionnelles telles que LinkedIn ou Viadeo, n’étant probablement pas étrangères au relatif succès des plates-formes sociales. En fait, « ces outils restent l’apanage des jeunes », précise Forrester.

Outre leur prise en main, les outils de collaboration web 2.0 rencontrent plusieurs obstacles de taille. A commencer par le choix des outils en eux mêmes. Ainsi, aux Etats-Unis, 59 % des utilisateurs ne sélectionnent pas les mêmes outils. L’usage et l’efficacité pèsent également dans les résultats : 32 % des utilisateurs estiment que les outils web 2.0 compliquent leur tâche, et 24 % affirment confronter au problématiques de compatibilité.

Enfin, les problèmes de sécurité font également obstacle au travail collaboratif. Aux Etats-Unis comme en Europe, la protection des données sensibles de l’entreprise et de sa propriété intellectuelle compte parmi les priorités absolues pour 89 % des sondés. Cependant, seuls 17 % des Américains, contre 70 % (!!!) des Européens, se disent satisfaits des protections logicielles existantes. Même s’ils font appels à elles dans 59 % et 53 % des cas respectivement.

Source : Silicon.fr publié le 210/09